Quand le temps s’arrête : mon expérience de l’éco-print sur soie
Atelier avec Ingrid – @lafloricultrice
En octobre dernier, avec mes amies entrepreneures Nadège et Véronique, j’ai vécu une expérience hors du temps : un atelier de peinture sur soie, dite éco-print, animé par Ingrid, @lafloricultrice sur Instagram.
Une parenthèse où l’on ralentit, où l’on observe, où l’on accepte de ne pas tout maîtriser. Une expérience profondément sensorielle, qui résonne encore aujourd’hui dans ma manière de créer, comme un moment suspendu.
Prendre le temps de regarder
Tout commence par le choix des végétaux.
Des fleurs, des feuilles, des plantes, chacune avec sa forme, sa texture, sa fragilité, parfois déjà marquées par le temps.
On prend le temps de les regarder vraiment.
De les toucher.
D’imaginer ce qu’elles pourraient laisser comme trace.
De choisir celles qui résonnent le plus.
Bien sûr Ingrid est là pour nous guider dans ce processus.
Ce temps d’observation, souvent négligé, est pourtant essentiel. C’est lui qui pose l’intention, que ce soit sur un tissu… ou au début d’un projet créatif.
Composer sans savoir
Vient ensuite le moment de la composition.
Les fleurs sont posées sur la soie, déplacées, rapprochées, parfois retirées. J’ajuste, j’hésite, je choisis.
C’est un moment très calme, presque méditatif.
On compose sans savoir exactement ce que le résultat donnera. Il faut accepter l’incertitude, faire confiance au processus.
Puis le tissu est enroulé autour d’un morceau de bois. Serré. Attaché. Puis placé “cuit” à la vapeur pendant au moins 45 minutes.
Et là, il n’y a plus rien à faire… attendre.
Cette étape m’a rappelé à quel point la création demande parfois de lâcher prise, même lorsque le cadre est posé.
Patience et confiance
L’éco-print demande de la patience.
Il faut laisser le temps au végétal de s’exprimer, au tissu d’absorber, aux couleurs de se déposer et de se révéler.
C’est une pratique qui ne se presse pas.
Elle invite à faire confiance au processus, à l’intention de départ, et au temps long.
Des notions que je retrouve aussi dans mon travail de design : prendre le temps de comprendre, poser des bases solides, et accepter que les choses se construisent étape par étape, le plus souvent d’ailleurs en co-création avec mes clients.
Une posture qui, finalement, dépasse largement le cadre de cet atelier.
L’émerveillement de la découverte
Puis vient le moment que tout le monde attend.
On déroule le tissu. Lentement.
Les empreintes apparaissent.
Parfois délicates, parfois intenses.
Jamais exactement comme on les avait imaginées.
Il y a toujours une part de surprise, d’émerveillement et d’humilité.
Le végétal a laissé sa trace. Unique. Vivante.
Ce que je garde de cette expérience
Cet atelier m’a rappelé que la création ne se résume pas à un résultat final.
Elle est faite de gestes, de temps, d’intuition et de confiance.
Dans un monde où tout va vite, ralentir devient un choix.
C’est aussi ce que je cherche à préserver dans les projets que j’accompagne : une approche sensible, réfléchie, où chaque choix a du sens. Prendre le temps de poser une intention, de construire avec soin, de laisser de l’espace au vivant.
C’est une manière de faire.
Et peut-être aussi une manière d’être.
Une parenthèse précieuse, vécue aux côtés d’Ingrid, qui nourrit aujourd’hui ma manière de créer et de penser le design.
Pour en savoir plus : cet atelier s’est déroulé dans le cadre d’un séjour créatif au cœur des gorges de la Nesque avec Enjoytrip, agence menée par Nadège, qui créent des expériences épicuriennes immersives incroyables autour de la gastronomie, de l’artisanat, du bien-être et de la nature. Je vous invite à aller découvrir son site internet !
Je suis Alizée, directrice artistique et graphiste. Si mon univers vous appelle et ma sensibilité vous touche,